L'Etat britannique a emprunté légèrement plus qu'attendu en décembre, ses dépenses continuant d'augmenter plus vite que ses recettes, ce qui compromet les efforts de réduction du déficit du gouvernement.
Les emprunts publics nets hors interventions dans le secteur financier, l'indicateur de la situation budgétaire privilégié par le gouvernement, ont atteint 15,419 milliards de livres (18,36 milliards d'euros) le mois dernier, contre 14,848 milliards en décembre 2011, montrent les statistiques publiées mardi par l'Office national des statistiques (ONS).
Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un montant de 15,2 milliards de livres.
Depuis le début de l'exercice budgétaire en cours, le 1er avril, les emprunts publics atteignent 78,51 milliards de livres, contre 99,28 milliards sur la période correspondante un an plus tôt.
Le ministre des Finances, George Osborne, prévoyait initialement d'équilibrer le budget de l'Etat avant les prochaines élections, prévues en 2015, en conjuguant baisse des dépenses et hausses d'impôts. Mais la faiblesse de la croissance a compromis son projet et l'a contraint à admettre qu'il faudrait deux ans de plus pour atteindre cet objectif.
Cette évolution alimente, sur les marchés, les craintes de voir le Royaume-Uni perdre sa note souveraine "triple A", assortie d'une perspective négative pour les trois principales agences de notation.
Les statistiques publiées mardi montrent que les recettes de l'Etat ont augmenté de 3,6% depuis le début de l'exercice budgétaire, tandis que ses dépenses progressaient de 5,4%.
Quant à la dette publique britannique, toujours hors interventions dans le secteur financier, elle atteignait fin décembre 1.110 milliards de livres, soit 70,7% du produit intérieur brut (PIB). En incluant la facture du soutien aux banques, ce ratio atteint 140,3%.
Source : Tribu Forex