La Banque d'Angleterre (BoE) a opté pour un statu quo sur ses rachats d'actifs à huit voix contre une en janvier, l'un des neuf membres du Comité de politique monétaire de l'institution votant de nouveau pour une hausse, selon les minutes de leur réunion publiées mercredi.
Lors de cette réunion qui s'est tenue les 9 et 10 janvier, la BoE avait ainsi maintenu à 375 milliards de livres sterling (446 milliards d'euros) le montant total de son programme de rachats d'actifs, tout en décidant, à l'unanimité, de conserver son taux directeur à 0,50%, niveau historiquement bas auquel il est fixé depuis mars 2009.
David Miles s'est prononcé, pour le troisième mois consécutif, en faveur de la mise en place d'une nouvelle tranche, de 25 milliards de livres, au sein du programme dit d'"assouplissement quantitatif" de la banque centrale britannique, qui par le biais d'injections de liquidités dans le système financier du Royaume-Uni vise à soutenir l'économie du pays.
Malgré une inflation toujours fermement ancrée au-dessus du niveau cible de 2% (elle s'est établie à 2,7% sur un an en novembre, comme le mois précédent), M. Miles a de nouveau estimé "néanmoins forts" les arguments en faveur de nouveaux rachats d'actifs.
Pour M. Miles, "un assouplissement de la politique monétaire, en décourageant en partie une hausse trop forte de la livre sterling, pourrait aider au rééquilibrage" de l'économie, faire éviter de nouvelles destructions dans le niveau de l'activité du pays et de nouvelles hausses du chômage.
Dans son ensemble, le Comité a estimé que la reprise de l'économie du Royaume-Uni continuait de faire face à "des vents contraires significatifs", du fait notamment des effets des mesures d'austérité budgétaire mises en place ces dernières années par le gouvernement britannique, mais aussi du niveau jugé toujours élevé de la livre.
Dans ce contexte, "le Comité a discuté de la façon dont plus de stimulus monétaire pourrait être mis en place en cas de besoin", tout en estimant que les incertitudes restaient fortes sur l'impact de nouveaux rachats d'actifs sur l'économie britannique.
De plus, la majorité des membres du CPM a souligné l'impact positif d'une accalmie en zone euro ainsi que de l'accord sur le budget aux Etats-Unis.
"Si les incertitudes devraient continuer à peser sur l'activité économique, un nouveau mois de calme relatif, sans nouvelles négatives et sans volatilité inhabituelle sur les marchés, a été le bienvenu".
Source : TribuForex